Ca se passe comme ça chez Framatome !

Dans cette rubrique tout ce qui paraît insolent dans les pratiques sociales, les conditions de travail du groupe. Nous aimerions plutôt dire insolite, hélas certaines pratiques sont si banales.


Articles publiés dans cette rubrique

mardi 29 septembre 2020
par  Mutos

Paimboeuf : le Projet Chrome se déploie, mais des CDD ne sont pas transformés en CDI

Sur le site de Paimboeuf, le projet Chrome relatif à la fabrication de tubes de zirconium à revêtement chromé est sous le feu des projecteurs. Décrit par Bernard Fontana comme « indispensable à la Sureté Nucléaire et au développement de l’emploi », il a justifié plusieurs embauches et sa pérennité n’est aucunement remise en question.

Cependant, dans le même temps, une salariée, embauchée en CDD il y a 18 mois et formée sur ce projet sur lequel elle travaille quotidiennement, vient de se voir refuser la transformation de son contrat en CDI et se retrouve donc dehors !

Cette décision, aussi injuste humainement qu’elle est mauvaise pour le projet Chrome et le site de Paimboeuf, a bien entendu été contestée par la salariée concernée, qui a même pris l’initiative de rencontrer M. Fontana, sans succès.

Alors où est l’égalité des chances ? Comment expliquez-vous que, devant cette décision et d’autres cas similaires sur le site, le CSE rende un avis favorable sur la mise en œuvre de la Politique Sociale de Framatome SAS ?

lundi 21 septembre 2020
par  Mutos

Licenciement abusif à Romans-sur-Isère

Un salarié du site de Romans, membre d’un club de tir, avait acheté sur internet aux USA une pièce modifiant une arme déclarée. Il ignorait que cette pièce est illégale en France et ne l’a appris qu’en étant convoqué devant la justice.

Cependant, suivant l’avis pourtant seulement indicatif du CoSSeN, la direction a décidé unilatéralement de le licencier.

Le salarié a engagé un contentieux auprès du Ministère de la Transition Écologique, dont dépend le Haut Fonctionnaire de la Défense et Sécurité (HFDS). Si à la suite de ce contentieux, l’avis est favorable, il sera blanchi et la CGT mobilisera le personnel pour forcer la direction à le réintégrer dans l’entreprise. Dans le cas contraire, il devra en tirer les conséquences.

Quelle qu’en soit l’issue pour lui, il n’en reste pas moins que la direction oppose une présomption de culpabilité à la présomption d’innocence inscrite dans la loi. Ce salarié est donc pleinement en droit d’attaquer la direction pour licenciement abusif, avec le soutien de la CGT.

La CGT ne peut pas laisser bafouer par un employeur la présomption d’innocence, une des règles essentielle qui régit le droit français. Nous avons donc appelé à un débrayage le Mercredi 16 Septembre pour soutenir ce salarié !

jeudi 19 septembre 2019
par  Mutos

Licenciements à Jeumont : sanctions sans sommation

Revenons sur quelques événements survenus à Jeumont en Août dernier... Des licenciements prononcés pour des comportements certes inadmissibles, mais justiciables de sanctions moins irréversibles qu’un renvoi sans appel.

Lorsque la direction a présenté, au niveau Framatome, sa charte éthique, la voix de la CGT s’est élevée pour avertir que les sanctions devaient rester proportionnées aux fautes et ne devaient pas aggraver la situation des salariés concernés. La direction s’était alors engagée à rester sur la voie de la prévention, de l’écoute et du soutien aux salariés.

Or, sur Jeumont, il semblerait que la direction distribue les sanctions « à la tête du client » et tende à en appliquer un peu rapidement les plus drastiques.

La CGT rappelle que, dans l’esprit du code éthique de Framatome, le volet « répression » n’a vocation à être appliqué que lorsque l’ensemble des pistes de prévention a été examiné sans succès. C’est en ce sens nous nous sommes exprimés lors du CSEC du 11 Septembre 2019.

mercredi 11 septembre 2019
par  Mutos

Aménagement de la Tour AREVA : après ELTEA, constats et suite des actions

Les déménagements de la Tour AREVA sont terminés, mais pas finis, car des dispositions palliatives sont en train d’être installées. En effet, les conséquences néfastes de ces nouveaux aménagements en open-space se font sentir et les salariés réclament des corrections. Mais ces palliatifs seront-ils suffisants ou faut-il revendiquer des mesures plus radicales pour redonner de l’espace aux salariés ?

Pour des raisons strictement financières, ce projet a été mené à faible coût et sans prendre en compte les conséquences sur la santé des salariés et leurs conditions de travail. Comme il se doit, dès l’installation des salariés dans leurs nouveaux étages, les effets se sont fait sentir. Délitement des collectifs de travail, nuisances diverses, notamment sonores, difficultés de concentration et charge mentale augmentée, et la liste est loin d’être exhaustive.

La CGT de Courbevoie présente dans ce tract les avertissements qui avaient pourtant été émis maintes fois sur ce projet et la réalité à laquelle doivent faire face les salariés. Mais tout n’est pas fini. Vous êtes nombreux à soutenir les actions qui avaient été menées, par la CGT, en intersyndicale ou en instance. La mobilisation doit continuer pour mettre la direction au pied du mur et, face aux dangers que provoquent ces nouvelles conditions de travail, la pousser à garantir notre santé et notre capacité à bien travailler !

Qui plus est, les déménagements de la Tour ne sont pas les derniers. Lyon, Edvance, d’autres mouvements sont annoncés et il nous faut nous baser sur les résultats calamiteux d’ELTEA pour porter un maximum de pression sur la direction afin d’obtenir les conditions les meilleures dans l’avenir !

mardi 25 juin 2019
par  Mutos

Immobilier : les grandes manoeuvres ont commencé et les salariés en sont les perdants

Après la prise à bail du bâtiment 11M à Montrouge, mitoyen de Park Azur (ex-CNEN), la direction d’Edvance a annoncé celle en 2021 d’un bâtiment (le FLOW) en cours de construction, également à Montrouge, proche de Park Azur et de VIVA (ex-Sofinel). Il s’agit de regrouper l’ensemble d’Edvance dans le sud francilien, ce qui exclut formellement le maintien d’une présence substantielle dans la Tour AREVA.

Dans le même temps, la direction de Framatome continue les déménagements qui améneront la Tour de 21 étages à seulement 13, entassant les salariés à l’extrême limite que lui permet la réglementation IGH (Immeubles de Grande Hauteur). Quant à Orano, cette société a été la première à quitter la Tour vers Chatillon, tout prés du FLOW, de VIVA et de Park Azur. Enfin, SI-nerGIE, qui s’occupe de l’informatique pour Framatome et Orano, sort elle aussi de la Tour. Et la pression reste forte sur les salariés de la Tour pour être mobiles vers Lyon, alors même que l’établissement de Lyon perdrait sa position centrale de la Part-Dieu pour se retrouver à Gerland. Partout, économies. Partout, open-spaces et menace de flex-office. Partout, difficultés à bien travailler.

Et en région parisienne, affaiblissement, opération après opération, du pôle historique Framatome de La Défense face à un pôle Edvance, dans une banlieue sud dont le principal argument est un immobilier meilleur marché.

Face à ces « grandes manoeuvres pointillistes » qui vont toujours dans le même sens, même lorsque la direction nous dit « nous avoir permis de rester à la Tour », il est légitime de s’interroger sur l’avenir de la Tour AREVA à l’horizon 2022.

Or, la réussite des projets qui sont (ou devraient être) la raison d’être de Framatome ne peut être assurée avec des salariés entassés et/ou contraints à déménager ou à prendre sur eux un temps de transport démesuré, au nom d’une recherche effrénée d’économie immobilières dictée par une « rentabilité » purement financière.

Par ce tract, la CGT alerte les salariés de la Tour, mais aussi ceux des autres établissement sur ce qui nous attend d’ici quelques années. La logique financière est un rouleau compresseur qu’une fois lancé, seule une opposition farouche peut contraindre à stopper. Il n’appartient qu’à nous de réagir ensemble pour la faire reculer...